Défi des mots

“Ecrivez un conte ou une nouvelle à partir de 3 mots… ”

Je réponds au défi. Faites vos propositions ! Les premiers à jouer recevront leur texte en cadeau perso… pour Noël ?

Et les autres attendront la parution de l’ouvrage qui en naîtra.

Y a -t-il des joueurs ?

Quant aux plumes, elles peuvent elles aussi participer au défi si elles le souhaitent ! Faites signe… je vous trouverai 3 mots, non mais !

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Contes, le retour

Au pastel, France. Et une « commande” pour moi  : “Tu écrirais des contes pour accompagner les tableaux que nous préparons dans mon atelier ?”

Le projet partagé remonte à plus d’un an… Le remettre en lumière est l’occasion de relancer l’idée… et la course de la plume.

France, quand tu veux…

Voici donc Le vieil homme et le vénérable arbre, inspiré librement du tableau au pastel « Face à face”.

Le vieil homme et le vénérable arbre

Dis-moi, comment trouver le chemin de la raison ? J’ai traversé toutes les mers, dépassé tous les obstacles, rencontré ces hommes qui vivent sur les terres les plus arides… J’ai vu ceux qui ployaient le dos sous les coups, ceux qui baissaient le regard sous l’humiliation, ceux qui jubilaient d’avoir gagné, ceux qui ricanaient d’avoir vaincu.

Mes pieds ont ressenti tous les gravillons de la Terre, mes mains en ont serré d’autres, mes yeux ne peuvent plus que reproduire des images. Mon cœur a tant vibré qu’il va bientôt s’arrêter. Mais je cherche encore…

Ainsi parlait Séraphin, l’ancien savetier des Baronnies.

Alors le chêne vénérable, qui avait vu bien plus encore, depuis mille ans qu’il poussait ses branches vers le ciel, à la recherche de la lumière éternelle, lui fit cette proposition étonnante.

Entre, entre donc, faufile-toi à l’intérieur de mon tronc. Viens lire toutes ces histoires que j’ai capturées, écouter les cris des chevaliers, les rires des troubadours, les soupirs des amoureux. Ce n’est peut-être pas une réponse que tu trouveras. Mais des dizaines et des centaines. Car chaque histoire, chaque petit être qui creuse son sillon sur cette Terre et prend sa place, détient un bout de la vérité.

A chacun de trouver la sienne.

Alors Séraphin posa son bâton, s’enfonça dans l’enchevêtrement de racines et s’assit au cœur de l’arbre. À la lumière.

À ce jour, il n’est point reparu encore.

Il se raconte dans la région que toutes ces pensées et ces penseurs sont autant d’années de plus à vivre pour ce chêne vénérable.

Du flamenco aux Alpes

Revisiter les Alpes, les petites rues de Grenoble et de son agglomération, les lacs de montagne, la Meije… Et puis tout d’un coup, passer du blanc au rouge, viva España, les flamencas et la corrida. C’est cette balade que propose Seys’arts à l’espace Montrigaud à Seyssins. Des styles variés, des contributions de profs et d’élèves, des réponses personnelles aux thèmes du “Local” et du ”Flamenco” choisis pour cette édition 2009. Avec un coup de cœur pour la partie ”Contes”, où sont mis en scène les tableaux qui m’ont inspirée dans la rédaction de mes contes (lire ci-dessous et dans “Face perso”). Un petit détour féérique et poétique. L’expo est ouverte jusqu’au 1er février.

affiche-huile-2009

La magie du conte

Lorsque mon amie France, l’artiste du pastel, m’a proposé d’écrire des contes pour accompagner l’exposition de tableaux qu’elle préparait sur le même thème, j’ai dit oui… A la fois intriguée et tentée par cette nouvelle aventure, presque un défi !

Voici le résultat… Au pastel, “Face à face”, par France

http://pastelissimo.over-blog.com/…  J’aime les sentiments, les couleurs et le cœur qu’elle glisse sur la toile.

Et sous ma plume, “Le vieil homme et l’arbre vénérable” !

conte-face-a-face

Dis-moi, comment trouver le chemin de la raison ? J’ai traversé toutes les mers, dépassé tous les obstacles, rencontré ces hommes qui vivent sur les terres les plus arides… J’ai vu ceux qui ployaient le dos sous les coups, ceux qui baissaient le regard sous l’humiliation, ceux qui jubilaient d’avoir gagné, ceux qui ricanaient d’avoir vaincu. Mes pieds ont ressenti tous les gravillons de la Terre, mes mains en ont serré d’autres, mes yeux ne peuvent plus que reproduire des images. Mon cœur a tant vibré qu’il va bientôt s’arrêter. Mais je cherche encore…

Ainsi parlait Séraphin, l’ancien savetier des Baronnies.

Alors le chêne vénérable, qui avait vu bien plus encore, depuis mille ans qu’il poussait ses branches vers le ciel, à la recherche de la lumière éternelle, lui fit cette proposition étonnante.

Entre, entre donc, faufile-toi à l’intérieur de mon tronc. Viens lire toutes ces histoires que j’ai capturées, écouter les cris des chevaliers, les rires des troubadours, les soupirs des amoureux. Ce n’est peut-être pas une réponse que tu trouveras. Mais des dizaines et des centaines. Car chaque histoire, chaque petit être qui creuse son sillon sur cette Terre et prend sa place, détient un bout de la vérité.

A chacun de trouver la sienne.

Alors Séraphin posa son bâton, s’enfonça dans l’enchevêtrement de racines et s’assit au cœur de l’arbre. À la lumière.

À ce jour, il n’est point reparu encore.

Il se raconte dans la région que toutes ces pensées et ces penseurs sont autant d’années de plus à vivre pour ce chêne vénérable.